LA MÉPRISE DU CAS CINÉ PAR LES CONCERNÉS DE l’IUT

Trancher le cas Ciné ou subir les conséquences, par Daniel Milord Albertini

Haïti n’est plus à l’ère Duvalier/Fils & consorts, où l’art de l’arbitraire au rendez-vous du justiciable, d’une kat-makout comme plan de défense dans l’objectif de parer le tordage kleptokratic de bras politique, racket certifié au siège du magistrat. Notion soutenue dans un rapport du Congrès US, qui se trouve dans les TB cybernétiques. Le cas Ciné-Haïtel traité dans ce cadre-là depuis l’administration Préval, est réduit en insertion demandée dans l’hebdomadaire Haïti Observateur (P.7) aujourd’hui, tandis que le Barreau de Port-au-Prince par son titulaire, Me Stanley Gaston, dénonce ouvertement corruption et échec systémique, je cite : « Elle est rongée par des prestations de service qui laissent à désirer et par la corruption qui n’est un secret pour personne et qui, pour comble d’ironie, ne semble déranger personne ». Et, « Pourquoi la justice va-t-elle aussi mal et, en dépit des 22 ans d’existence de l’École de la magistrature (EMA) et des 5 ans d’existence du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), les choses vont de mal en pis ? ». Puis, « Avec beaucoup d’ironie et de désappointement, très souvent des magistrats, chargés de rendre la justice, n’ont pas non plus confiance en la justice ». Je relis avec oh combien d’intérêts cette « insertion demandée » récurrente dans l’hebdomadaire, sur le cas cité. Est-ce de l’audace ces publications de contenus judiciaires transparents et de tribunaux de toute instance ou, serait-ce un État laborieusement voyou par ses mandataires érigés comme école de pensée, qu’il n’a su aujourd’hui encore restituer ses biens à cet enfant de la patrie, à cette entreprise sous garantie constitutionnelle ? Tandis que l’on fasse affaire non seulement avec avocat et magistrat véreux dénoncés par le Bâtonnier et avec ce CEO qui aurait tout simplement volé la vie économique de Franck Ciné ? Ola, hello, vous partenaires internationaux !

Haïti vit l’ère de l’instance globale des plus hautes sphères de pouvoir de résolution de problèmes, de coopération sociétale utilitaire, enseignée dans des modules de haut savoir universitaire. Ceci débouche, débouchera sine die vers la notion de Géographie Cybernétique, boule de Crystal disponible à tous, aussi indicible de tous, ce malgré l’écart numérique ici vécu. En d’autres termes, l’instrument est disponible à qui sait s’en servir, Calculus is est… calculus. L’économie du droit est interpellée, l’édifice de Thémis doit avoir un sens dans ce monde global assis à même la CIJ, les TIC à l’IUT.

Revenons au cas Ciné-Haïtel, y a-t-il un pacte du diable contre ce citoyen, contre cette entité légale, il faut y répondre, il faudra en répondre car, des noms sont cités au bas des audits judiciaires. Par exemple, Me Kesner Michel Thermesis, juge à pouvoir en Cassation, un parcours de magistrat aussi mais surtout un rêve de jeunesse depuis Bizoton, réalisé aussi. Haïti ne doit piétiner ses mandants ni ses mandataires. L’erreur peut coûter encore plus chère que le temps Duvalier et de ses conséquences. Si l’État est fautif, il doit réparer les torts et rendre justice à Ciné et à Haïtel. Le Canada dans cette logique tente bon an mal an de porter réparation à ses autochtones, à ses femmes autochtones. La coopération internationale asymétrique est à ce coût haïtien aussi.

L’adhésion privilégiée d’Haïti à l’IUT est à cette dimension de justice, tel le coût de l’écart d’un État voyou dans une sphère subsidiaire onusienne. Gouvernance globale a un sens en ce sens. Subsidiaire et solidaire, sinon que vaut la partition haïtienne dans le Droit Dominicain, en faveur de son citoyen migrateur dans un batey, quand la RD sait pertinemment le goût haïtien d’injustice, contre son citoyen. Il faut alors rendre à Ciné son bien. Ça ne doit être un appel en vain… . Ce ne sera un vain appel !

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